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LE JAZZ DE NOS GRANDS PARENTS EN 1936 EN CHARENTE MARITIME

Publié le par jazzaseizheur

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Dimanche 29 mars 1936:

Le ROARING JAZZ dans un dancing de Vaux sur Mer

Vaux sur Mer: La direction du dancing M. Chagnoleau prévient sa fidéle clientèle qu'elle ouvrira sa saison d'été le dilmanche 29 mars avec le concours du sympathique orchestre The ROARING JAZZ accompahné du virtuose accordéoniste René (l'as des musettes parisiens).

(ROYAN N° 2194 du 29/03/1936)

Il est fort possible qu'il s'agisse de René Benotti, le pére de Jo Benotti célébre batteur de jazz originaire du Département.

Mardi 21 juillet 1936:

JO BOUILLON ET SON ORCHESTRE JAZZ au casino municipal à Royan

Le jazz de Jo Bouillon est un des orchestres les plus entrainants, les plus gais, le plus plein d'entrain et de jeunesse que nous ayons entendu depuis longtemps. Pour ne citer que quelques numéros, en dehors des morceaux de jazz proprement dit, " Le Lycée Pavillon", le sketch de la radio, "Un soir à La Havane" sont d'un effet surprenant et entrainant l'enthousiasme du public. Cet orchestre de jazz qui s'est rapidement classé en tête des premiers orchestres d'Europe vient de donner pour ses débuts à Paris, à Genéve et en province française une série de galas dont le succès a été retentissant. Un programme de Jo Bouillon, c'est le rythme, la gaieté et l'entrainement. Ne pas oublier la date du mardi 21!

(ROYAN N °2209 du 19/07/1936)

Mecredi 22 juillet 1936:

JO BOUILLON ET SON ORCHESTRE JAZZ au Casino du Mail à La Rochelle.

L'ex-chef d'orchestre du casino de Paris a su grouper autour de lui les meilleurs spécialistes du genre et grâce à un labeur acharné aidé d'une fantaisie débordante. Jo Bouillon qui faisait à Paris sa premiére apparition il y a à peine deux mois sur la scène du Rex a battu le record de la rapidité de popularité et de succès. Son jazz se trouve dés maintenant l'un des meilleurs de France et le rival direct des plus célébres d'Outre-Atlantique. Son programme très judicieusement composé de sketchs pittoresques plein d'esprit, d'entrain et de bonne humeur a su conquérir les publics qu'il a charmés. C'est un mélange étourdissant de gaieté, d'humour, de jeunesse qui se trouve aussi bien dans les sketchs que dans les morceaux de jazz proprement dits.

(L'ECHO DE ROCHEFORT N° 43 du 18/07/1936)

Casino du Mail

Vous connaissez Jo Bouillon?

Non, et vous?

Pas davantage mais une très mauvaise audition par un poste de TSF m'incite pourtant à le connaître et c'est en l"occurence ce qu'il y a de mieux à faire. Ceux qui, le connaissant ou désirant l'entendre, ont été mercredi soir au casino n'ont pas eu à le regretter, l'audition vaut le voyage. J'entends bien qu'on oppose à tel ou tel autre orchestre existant et c'est une erreur, si l'un a sa valeur, l'autre, je parle de Jo Bouillon est loin d'en être dépourvu bien au contraire. Si tel a acquis une célébrité dont je n'ai pas à rechercher ici l'étendue, il faut avouer qui la doit à ses sketchs dont quelques uns sont coquasses, il est vrai mais un peu lourds. C'est un défaut dont on ne peut accuser Jo Bouillon.

Des sketchs, il en a quelques uns à son répertoire mais si le procédé est le même, la maniére est différente et ce n'est pas la ce qui contribuera le plus à sa popularité. Jo Bouillon est avant tout un musicien de classe. Beaucoup de choses sont à retenir dans son programme mais je m'en voudrais de ne pas citer à part la valse de Brahms par lui-même: Rapsodie sur des airs hongrois et prélude de Rachmaninoff par l'orchestre qui dépasse de très loin ce qui a put être fait jusqu'à présent. Je ne pense pas que cette audition puisse laisser insensible un musicien même le plus rébarbatif aux orchestrations modernes.

Jo Bouillon qui est lui-même un remarquable éxécutant ( n'est pas le 1er prix de violon du Conservatoire de Paris) a de l'esprit et de l'élégance jusque dans les moindres petits détails. Il est entouré de musiciens de valeur, le trombone, la trompette etc... Un danseur remarquable( sa brusque imitation d'une danseuse étoile classique au milieu de sa danse à claquettes est d'un comique irrésistible, son imitation de Chevalier est très bonne aussi), d'un chanteur à la voix agréable et d'un grand diable qui imite Fernandel avec assez de bonheur. Parmi les sketchs, signalons celui sur "l'émission radiophonique", "En dio moana" et "La fantaisie cubaine et phosphorescente". Nous n'avons pas à dévoiler le truc de cette derniére qui est d'ailleurstrès simple mais convenons qu'il est fort et amusant. L'illustration des chansons de Mireille.

La noce bretonne avec entrée et sortie successive de quatre violons, la fantaisie sur la Veuve Joyeuse où le trombone se signale. La chanson de Marinette et enfin les valses 1900 Reviens et Fascination sont autant de succés pour ce bel ensemble où la gaieté semble régner et devient vite communicative. C'est un jeune orchestre qui deviendra vite célèbre et nous lui souhaitons. Quelques fausses notes à l'horizon et elles ne proviennent pas de l'orchestre. Il se peut que le spectacle que l'on vous présente ne vous convienne pas ou vous soit inintelligible. Dans ce cas, Madame il serait si simple d'aller se coucher plutôt que de rebattre les oreilles de vos voisins de propos inutiles et pour le moins déplacés. Les critiques émises à haute voix, surtout quand elles sont injustes ou fausses, ne modifient pas l'opinion des voisins, elles peuvent tout au plus exaspérer la patience de ces derniers. Si vous ne vous amusez pas, ne les empêcher pas de s'esbaudir à ce qui peut être vous échappe, c'est de la simple courtoisie.

(L'ECHO DE ROCHEFORT N°44 DU SAMEDI 25/07/1936)

C'est le premier article, selon mes différentes recherches, qui rend compte d'un concert d'un des meilleurs Jazz de Scéne de l'époque, celui de Jo Bouillon, futur mari de la grande Joséphine. On s'apperçoit alors que le jazz authentique comme disait feu Panassié ne constitue qu'une infine partie du concert.

Dimanche 9 août 1936:

SOUTH CARAIBE IN HARLEM au Casino de la Grande Côte à Saint Palais sur Mer.

( Publicité ROYAN N° 2212 du DIMANCHE 9/08/1936)

 Lundi 17août 1936:

 CHARLES ET JOHNNY au casino municipal à Royan

La poésie semble se présenter de préférence sous la forme dialoguée. En ce genre nouveau, les deux duettistes Charles et Johnny viennent de réussir avec éclat. Au cabaret "Le Fiacre", ces deux jeunes hommes de 18 et 20 ans qui composent eux-mêmes leurs paroles et la musique de leurs chansons obtiennent chaque soir un très grand succés. Leur fantaisie "Quand les beaux jours seront là" et leur pochade exotique "Sur le Yang Tsé Kiang" sont admirablement mis en valeur par ces auteurs-interprétes que Pathé a voulu joindre, dès leur début, aux as de l'enregistrement.

(ROYAN N° 2213 du DIMANCHE 16/08/1936)

Mardi 17 août 1936:

CHARLES ET JOHNNY au Casino du Mail à La Rochelle en 1ére partie de Lys Gauty.

Les deux jeunes duettistes Charles et Johnny ne croient pas devoir se cantonner seulement dans l'imitation de leurs devanciers. Ils ont un répertoire assez varié de leurs propres oeuvres et ces deux jeunes hommes ne manquent pas de finesse: j'ai souvenance d'une certaine histoire de loup, chaperon etc... qui n'est pas mal du tout.

G H

(L'ECHO DE ROCHEFORT N°48 du SAMEDI 22/08/1936)

Dés cette année là, Charles TRENET et Johnny HESS se produisirent dans notre région et amenérent la révolution du swing dans la chanson française avant de faire chacun de leur côté une carriére exemplaire qui s'arréta trop tôt pour Johnny Hess malgré ses tubes zazou sous l'occupation.

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